La Bataille d’Angleterre 10 juillet–31 octobre 1940 Au début du mois de juin 1940, la Grande-Bretagne se trouve seule. Les armées d’Hitler ont balayé l’Europe, les troupes alliées ont été évacuées par les plages de Dunkerque et la France est aux mains des Nazis. Face au monde, Hitler se tourne vers la Grande-Bretagne, le dernier bastion de liberté. Les Allemands élaborent des plans détaillés pour l’invasion de l’île. Ces plans reçoivent le nom code de « Seelöwe ». Avant que le premier navire allemand n’aborde les côtes anglaises, les Nazis doivent impérativement obtenir la suprématie aérienne. Ceci ne sera possible que par la destruction de la Royal Air Force. L’Air Chief Marshal Hugh Dowding est en charge du commandement de la Défense Aérienne britannique, le Fighter Command. C’est un homme intelligent qui a déjà pris la précaution de ne plus envoyer de nouveaux avions de chasse en France où ils seraient détruits. Il recherche à augmenter leur nombre, autant que les moyens de production le permettent, et ce, en préparation d’une bataille qu’il savait inévitable. Le « Range Direction Finding » qui sera appelé plus tard RADAR est une nouvelle science. Dowding est le pionnier de son introduction. Ce système permet de détecter les formations aériennes ennemies et, par là, de connaître leur altitude et leur cap. Ces éléments profitent également aux chasseurs de la Royal Air Force qui peuvent les intercepter avec une grande efficacité. En juillet 1940, les unités de la Luftwaffe sont maintenant stationnées le long de la côte nord de la France et leur chef, Hermann Goering, ordonne le lancement de la première phase de la bataille, connue sous le nom de « Bataille d’Angleterre ». Le 10, ils attaquent les bateaux et les installations portuaires le long de la côte sud de l’Angleterre. Alors que de furieux combats s’engagent, les chasseurs de la Royal Air Force, Spitfire, Hurricane, Gloster Gladiator opposent une résistance bien plus forte que ce qu’avaient prévu les Allemands. Tout au long des mois de juillet et d’août, vague après vague, phase après phase, les formations de la Luftwaffe attaquent les objectifs dans les régions du sud du pays. Chaque fois, ils ont à faire face à la plus farouche opposition. Dans une tentative de surmonter cette frustration, les Allemands changent de tactique et tentent de frapper les aérodromes de la RAF et les stations radar. De sévères dommages sont alors infligés à de nombreux terrains et, en, particulier aux plus importants comme Biggin Hill, Hornchurch, Kenley et North Weald. Cependant, en dépit de perturbations occasionnées et de l’importance des destructions, la plupart des aérodromes restent opérationnels. Puis les Allemands commettent l’erreur tactique de se détourner des aérodromes en attaquant la ville de Londres. La RAF, qui s’attend à d’autres raids sur ses terrains, est prise au dépourvu. La Luftwaffe est en mesure d’infliger de sévères dommages. Les incendies allumés dans l’East End de Londres et dans les Docks sont visibles de très loin. Les services de renseignement allemands se trompent en pensant que le Fighter Command est à bout et va bientôt s’effondrer. Le dimanche 15 septembre, la Luftwaffe lance son raid le plus important sur la capitale. Les escadrons de la RAF appartenant au 11 Group, commandé par l’Air Vice Marshal Keith Park, sont bientôt lancés dans la bataille. En plus, une escadre venant du 12 Group, forte de 60 appareils menés par Douglas Bader, décolle du terrain de Duxford. Comme les bombardiers allemands et leurs chasseurs d’escorte s’approchent de Londres, ils sont dispersés, non pas par une poignée de chasseurs, mais par une opposition farouche. La Luftwaffe paie alors un prix très élevé. Pour la perte de 27 avions de la RAF, 56 bombardiers et chasseurs de la Luftwaffe furent détruits. Bien que la RAF l’ignore à ce moment-là, le prix à payer par la Luftwaffe pour détruire le Fighter Command est trop lourd et oblige Hitler à décaler sine die ses plans d’invasion. Avec l’arrivée de l’automne, dernière phase de la bataille, les attaques allemandes se poursuivent, mais plus avec la même intensité et plutôt à la faveur de l’obscurité. Les Allemands commencent maintenant une campagne de bombardements de nuit contre les villes et les cités anglaises. Le Fighter Command doit mettre en œuvre de nouvelles techniques de chasse de nuit et a l’occasion de réfléchir sur un été d’héroïsme suprême, de sacrifice et de combats gagnés de justesse. Une bataille pour la supériorité aérienne s’est bel et bien déroulée dans le ciel du sud de l’Angleterre au cours de l’été 1940. Une victoire modeste, mais bien une victoire. Une poignée de pilotes s’est battue sans relâche au point de faire vaciller l’Aigle réputé invincible. Quelque 3 000 aviateurs et membres d’équipage ont permis la victoire de la Grande-Bretagne dont 2 353 Britanniques. Les 574 autres venaient d’une quinzaine de pays du Commonwealth ou de pays alliés : quelque 150 Polonais, 100 Néo-zélandais, 94 Canadiens, 97 Tchèques, 28 Belges, 22 Sud-africains, 22 Australiens, 13 Français, 10 Irlandais, 7 Américains, enfin 3 pilotes originaires de la Jamaïque, de la Palestine et de Terre-Neuve. Le prix à payer est le nombre de 544 pilotes qui ont perdu la vie durant la Bataille d’Angleterre. Aujourd’hui, de par le monde, seule une petite centaine est encore en vie. Des 13 Français, seul Henry Lafont, parti en tant que Français libre en Angleterre, est encore en vie. Cette poignée de pilotes, ces 3 000 hommes ont été appelés « The Few » par Winston Churchill. Le 15 septembre 1940 est la journée la plus significative pour la Grande-Bretagne, si bien que ce jour symbolique est aujourd’hui fêté avec ferveur, dans tout le pays, comme le « Jour de la Bataille d’Angleterre ». “Never in the field of human conflict was so much owed by so many to so few.” Winston Churchill, Prime Minister, 20th August 1940, House of Commons

[http://www.librairie-passionautomobile.com/Article/7G_0018_this.aspx?]
L'histoire de la Bataille d'Angleterre est racontée et commentée dans le livre LA BATAILLE D'ANGLETERRE, de Pierre-Alain ANTOINE, publié par ETAI, qui paraîtra le 13 septembre. 176 pages - Format 235 x 310 cm - 335 photos NB et couleur - Reliure : couverture rigjide ISBN 978 2 7268 9478 1 Jusqu'au 12 septembre, l'ouvrage est vendu par ETAI au prix de 35,70 € + frais de port offert au lieu de 42 € Plus d'infos
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